Du 10 au 12 juillet 2026, le cadre verdoyant du Parc d’Enghien a vibré au rythme de l’un des rendez-vous les plus singuliers de l’été belge : LaSemo.
Fidèle à son ADN, cette édition LaSemo 2026 a brillamment relevé le défi de fusionner une programmation musicale de haut vol, des arts de la rue poétiques, des débats citoyens et une ambiance intergénérationnelle unique. Retour sur un week-end hors du temps, où la fête s’est conjuguée avec éco-responsabilité et bienveillance.
Une affiche musicale multigénérationnelle à LaSemo2026
La force de LaSemo 2026 réside dans sa capacité à faire cohabiter des légendes internationales, des icônes de la chanson francophone et des pépites émergentes. Le cru 2026 a tenu toutes ses promesses sur la Scène de la Prairie et celle du Château.
Le vendredi des poètes et des rythmes : L’ouverture du festival a été marquée par la poésie puissante de Gaël Faye, suivie de la générosité pop de Julien Doré. Les festivaliers ont également pu vibrer sur l’énergie transgressive de Hilight Tribe et la communion festive des indéboulonnables Magic System.
Le samedi des légendes : La journée du 11 juillet restera gravée dans les mémoires avec la venue du légendaire Nile Rodgers & CHIC, transformant la prairie en un dancefloor disco géant. Juste avant, Vanessa Paradis a envoûté le public avec ses classiques revisités, tandis que le rappeur Youssoupha et la voix de Mentissa ont livré des prestations d’une grande intensité émotionnelle.
Le dimanche de la nostalgie et du pop-rock : Pour clore le week-end, le groupe belge Puggy a fait chanter Enghien à l’unisson. Une touche d’audace nostalgique a soufflé sur le parc avec un show décalé du Génération Boys Band (2Be3 x G-Squad), sans oublier la présence iconique de Chantal Goya, qui a rassemblé toutes les générations de parents et d’enfants.

Plus qu’un festival : une immense scène d’arts de la rue
À LaSemo, la musique n’est que la moitié du voyage. En se promenant dans les Jardins Divers, les festivaliers ont croisé des créations théâtrales et circassiennes captivantes.
Les compagnies ont rivalisé d’imagination cette année, notamment avec le spectacle aérien Gagarine Is Not Dead (Cies En Corps En L’air & Les Sanglés) ou les structures poétiques de la compagnie Paris Bénarès (Oisôh). Qu’il s’agisse de rire devant le théâtre d’objets ou de s’émerveiller devant des acrobaties à un mètre du sol, l’espace public est devenu un théâtre permanent.
La Programmation LaSemo 2026 (Affiche Musicale)
Voici le récapitulatif jour par jour des têtes d’affiche et artistes marquants qui ont fait vibrer le Parc d’Enghien du 10 au 12 juillet 2026 :
| Vendredi 10 juillet | Samedi 11 juillet | Dimanche 12 juillet |
| Julien Doré | Nile Rodgers & CHIC | Puggy |
| Gaël Faye | Vanessa Paradis | Chantal Goya |
| Magic System | Youssoupha | Génération Boys Band (2Be3, G-Squad…) |
| Hilight Tribe | Mentissa | Et bien d’autres… |
Arts de la rue (Temps forts)
Cies En Corps En L’air & Les Sanglés – Spectacle : Gagarine Is Not Dead
Compagnie Paris Bénarès – Marionnettes géantes : Oisôh
Penser le monde de demain : l’espace conférences
LaSemo reste un festival profondément engagé. L’Espace Débats a fait le plein tout le week-end, offrant des moments de pause propices à la réflexion.
Parmi les moments forts de l’édition 2026 : Un grand débat crucial sur l’indépendance des médias face aux pressions politiques et économiques, ainsi qu’une table ronde très suivie intitulée « Les écrans pourrissent-ils le cerveau ? Comment reprendre le contrôle ? », animée par des experts de la petite enfance et du monde numérique.
Un modèle de durabilité et d’accueil familial
Labelisé pour sa gestion éco-responsable, le festival a une nouvelle fois prouvé qu’on peut accueillir des dizaines de milliers de personnes tout en minimisant son empreinte carbone : circuits courts pour la nourriture (le fameux Bivouac), gobelets réutilisables, toilettes sèches et incitation forte à venir en train (via le partenariat SNCB).
Pour les familles, l’espace Zone Zen et les innombrables ateliers ludiques ont permis aux enfants de vivre le festival à leur rythme, loin de la cohue des grands rassemblements traditionnels.
En somme, LaSemo 2026 aura été une parenthèse enchantée. Un festival qui ne se contente pas de consommer de la culture, mais qui la vit, la partage et la respire au cœur de la nature. Vivement 2027 !
